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Histoire de l'informatique et d'internet.

Un peu d'histoire

Histoire du web

Source : « Le World Wide Web » sur Wikipédia (licence CC BY-SA 3.0).

Logo historique du World Wide Web par Robert Cailliau, l'un des fondateur du web.
Logo historique
du World Wide Web

Le World Wide Web (WWW), littéralement la « toile (d'araignée) mondiale », communément appelé le Web, et parfois la Toile, est un système hypertexte public fonctionnant sur Internet. Le Web permet de consulter, avec un navigateur, des pages accessibles sur des sites. L'image de la toile d'araignée vient des hyperliens qui lient les pages web entre elles.

Le Web n'est qu'une des applications d'Internet ; distincte d'autres applications comme le courrier électronique, la messagerie instantanée, et le partage de fichiers en pair à pair (NDRL : ou P2P). Le Web a été inventé par Tim Berners-Lee et Robert Cailliau plusieurs années après Internet, mais c'est lui qui a rendu les médias grand public attentifs à Internet. Depuis, le Web est fréquemment confondu avec Internet ; en particulier, le mot Toile est souvent utilisé dans les textes non techniques sans qu'il désigne clairement le Web ou Internet.

Terminologie

Termes généraux

Le World Wide Web est désigné par de nombreux noms et abréviations synonymes : WorldWideWeb, World Wide Web, World-wide Web, Web, WWW, W3, Toile d'araignée mondiale, Toile mondiale, Toile. Certains ont disparu. Le nom du projet originel était WorldWideWeb. Les mots ont été rapidement séparés en World Wide Web pour améliorer la lisibilité. Le nom World-Wide Web a également été utilisé par les inventeurs du Web, mais le nom désormais préconisé par le World Wide Web Consortium (W3C) sépare les trois mots sans trait d'union. Bien que « mondial » s'écrive world-wide ou worldwide en anglais, l'orthographe World Wide Web et l'abréviation Web sont maintenant bien établies.

En inventant le Web, Tim Berners-Lee avait aussi pensé à d'autres noms, comme Information Mesh (maillage d'informations), Mine of Information ou encore The Information Mine (la mine d'informations, dont le sigle serait Tim). Le sigle WWW a été largement utilisé pour abréger World Wide Web avant que l'abréviation Web prenne le pas. WWW se prononce souvent trois double V, triple double V, vévévé ou wéwéwé (en Belgique). La prononciation laborieuse (en français comme en anglais) de WWW a sans doute précipité son déclin à l'oral. À l'écrit, les lettres www restent très utilisées dans les adresses Web et quelques autres conventions techniques. WWW est parfois abrégé en W3, abréviation qu'on retrouve dans le sigle W3C du World Wide Web Consortium. Dans la seconde moitié des années 1990, une blague répandue prétendait que WWW signifiait World Wide Wait, soit « attente mondiale », car le réseau Internet était engorgé par la popularité grandissante du Web.

Pour écrire « le web », l'usage de la minuscule est de plus en plus courant. L'Office québécois de la langue française préconise la majuscule, le Journal officiel français préconise « la toile d'araignée mondiale ».

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Types de services web

Un service web est une technologie client-serveur fondée sur les protocoles du web.

Un annuaire web est un site web répertoriant des sites web.

Un moteur de recherche est un site permettant d'effectuer des recherches sur l'ensemble des sites web selon différents critères.

Un portail web est un site web tentant de regrouper la plus large palette d'informations et de services possibles dans un site web. Certains portails sont thématiques.

Un agrégateur web est un site web qui sélectionne, organise et, éventuellement, valide des pages (URL) concernant un sujet précis et les met en forme de façon ergonomique et/ou attractive.

Un blog est un journal web, fournissant des informations dépendantes du temps. Un blog BD est un type de blog utilisant le medium de la bande-dessinée comme support de communication.

Un forum est un site permettant de faire des échanges entre différents utilisateurs, utilisé notamment dans le support ou la communication.

Un site d'e-commerce est une boutique en ligne permettant de commander des produits ou services à distance.

Un comparateur est un site chargé de comparer différents produits, services ou prix.

Un gestionnaire de projet, est un outil de projet et de support pour différents types d'activité.

Un Logiciel de suivi de problèmes est un site spécialisé dans le support, il permet de trier les problèmes de retrouver des traces de problèmes et les solutions apportées et d'échanger des données permettant à la résolution.

Un webmail est un lecteur de courrier électronique utilisant une interface web.

Un wiki est un site web éditable par les utilisateurs.

Histoire

Tim Berners-Lee (TBL) travaille comme informaticien dans le bâtiment 31 de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN), situé à la frontière franco-suisse, lorsqu'il propose, en 1989, de créer un système hypertexte distribué sur le réseau informatique pour que les collaborateurs puissent partager les informations au sein du CERN. Cette même année, les responsables du réseau du CERN décident d'utiliser le protocole de communication TCP/IP et le CERN ouvre sa première connexion extérieure avec Internet. L'année suivante, l'ingénieur système Robert Cailliau se joint au projet d'hypertexte au CERN, immédiatement convaincu de son intérêt, et se consacre énergiquement à sa promotion. Tim Berners-Lee et Robert Cailliau sont reconnus comme les deux personnes à l'origine du World Wide Web. Tim Berners-Lee crée le premier navigateur et éditeur web, appelé WorldWideWeb et le premier serveur HTTP appelé CERN httpd.

ordinateur (un NeXT Cube) qui à servit à Tim Berners-Lee de créer le premier serveur web.
Le premier serveur web, un NeXT Cube

Jusqu'en 1993, le web est essentiellement développé sous l'impulsion de Tim Berners-Lee et Robert Cailliau. Les choses changent avec l'apparition de NCSA Mosaic, un navigateur web développé par Eric Bina et Marc Andreessen au National Center for Supercomputing Applications (NCSA), dans l'Illinois. NCSA Mosaic jette les bases de l'interface graphique des navigateurs modernes en intégrant les images au texte et cause un accroissement exponentiel de la popularité du web. Certains développeurs de Mosaic, crééront ensuite Netscape Navigator qui apporte le parallélisme, permettant également d'utiliser les pages avec image sur des connexions bas débit. Celui-ci d'évolutions en évolutions est devenu aujourd'hui Mozilla Firefox. Le NCSA produit également le NCSA HTTPd, un serveur HTTP qui évoluera en Apache HTTP Server, le serveur HTTP le plus utilisé depuis 1996. Le 30 avril 1993, le CERN verse dans le domaine public toutes les technologies développées autour du www. Pour l'occasion, l'organisation place en ligne ce qui peut être considéré comme étant le premier site en "www", hébergé sur la station NeXT de TBL.

En 1994, Netscape Communications Corporation est fondée avec une bonne partie de l'équipe de développement de NCSA Mosaic. Sorti fin 1994, Netscape Navigator supplante NCSA Mosaic en quelques mois. En 1995, Microsoft essaie de concurrencer Internet avec The Microsoft Network (MSN) et échoue. Fin 1995, après la sortie de Windows 95 sans le moindre navigateur web préinstallé, Microsoft lance avec Internet Explorer la guerre des navigateurs contre Netscape Navigator.

Chronologie

Les premières années de cet historique sont largement issues de A Little History of the World Wide Web (Une petite histoire du World Wide Web).

1989
  • Le 13 mars, Tim Berners-Lee, engagé au CERN à Genève en 1984 pour travailler sur l'acquisition et le traitement des données, propose de développer un système hypertexte organisé en Web, afin d'améliorer la diffusion des informations internes : Information Management: A Proposal.
1990
  • Robert Cailliau rejoint le projet et collabore à la révision de la proposition : WorldWideWeb : Proposal for a HyperText Project.
  • Étendue : Le premier serveur web est nxoc01.cern.ch ; la première page web est http://nxoc01.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html ; la plus ancienne page conservée date du 13 novembre.
  • Logiciels : Le premier navigateur web, appelé WorldWideWeb (plus tard rebaptisé Nexus) est développé en Objective C sur NeXT. En plus d'être un navigateur, WorldWideWeb est un éditeur web. Le navigateur mode texte line-mode est développé en langage C pour être portable sur les nombreux modèles d'ordinateurs et simples terminaux de l'époque.
  • Technologies : Les trois technologies à la base du web, URL, HTML et HTTP, sont à l'œuvre. Sur NeXT, des feuilles de style simples sont également utilisées, ce qui ne sera plus le cas jusqu'à l'apparition des Cascading Style Sheets (NDLR : ou CSS).
Copie d'écran du navigateur WorldWideWeb développé par Tim Berners-Lee.
Copie d'écran du navigateur WorldWideWeb
1991
  • Le 6 août, Tim Berners-Lee rend le projet WorldWideWeb public dans un message sur Usenet (NDLR : voir le message).
  • Étendue : premier serveur web hors d'Europe au SLAC ; passerelle avec WAIS.
  • Logiciels : fichiers développés au CERN disponibles par FTP.
1992
  • Le World Wide Web fait l'objet d'une présentation d'ensemble datée du 3 novembre 1992.
  • Étendue : 26 sites web « raisonnablement fiables ».
  • Logiciels : navigateurs Erwise, ViolaWWW, serveur NCSA HTTPd.
1993
  • Le 30 avril, le CERN renonce aux droits d'auteur sur les logiciels du World Wide Web et permet leur mise dans le domaine public. À la fin de l'année, les médias grand public remarquent Internet et le WWW.
  • Étendue : 130 sites web en juin, 623 en décembre ; l'usage croît d'un rythme annuel de 341 634 %.
  • Logiciels : apparitions des navigateurs NCSA Mosaic et Lynx. Disponible d'abord sur X Window, puis sur Windows et MacOS, Mosaic cause un phénoménal accroissement de la popularité du web.
  • Technologies : images dans les pages web (Mosaic 0.10) ; formulaires interactifs (Mosaic 2.0pre5).
Copie d'écran d'une page de Wikipédia ouverte dans le navigateur lynx.
Copie d'écran d'une page ouverte dans le navigateur lynx
1994
  • Étendue : 2 738 sites en juin, 10 022 en décembre.
  • Sites : Yahoo! créé par deux étudiants ; apparition de la publicité sur HotWired.
  • Logiciels : Netscape Navigator 1.0.
  • Standards : fondation du World Wide Web Consortium ; RFC 1738 (Uniform Resource Locators).
1995
  • Microsoft crée MSN pour concurrencer Internet et le web, puis change d'avis et lance la guerre des navigateurs.
  • Étendue : 23 500 sites en juin (18 957 en août selon la première mesure de Netcraft).
  • Logiciels : serveur HTTP Apache ; Microsoft Internet Explorer 1.0 et 2.0.
  • Sites : moteur de recherche AltaVista.
  • Technologies : formatage tabulaire (Netscape Navigator 1.1b1), documents multi-cadres (Netscape Navigator 2.0b1), Java, JavaScript (Netscape Navigator 2.0b3), PHP.
  • Standards : RFC 1866 (HTML 2.0).
Copie d'écran du moteur de recherche altavista (1996)
Copie d'écran du moteur de recherche altavista en 1996
1996
  • Étendue : 100 000 sites en janvier, environ 230 000 en juin.
  • Logiciels : Netscape Navigator 2.0 et 3.0 ; Internet Explorer 3.0 ; Opera 2.1.
  • Standards : RFC 1945 (HTTP/1.0) ; CSS level 1.
  • Sites : Internet Archive commence à archiver le web.
1997
  • Étendue : plus de 1 000 000 sites en avril selon Netcraft.
  • Logiciels : Netscape Navigator 4.0 ; Internet Explorer 4.0.
  • Standards : HTML 3.2 ; HTML 4.0.
1998
  • America Online (NDLR : AOL) rachète Netscape qui a perdu la guerre des navigateurs pour 4 milliards US$.
  • Étendue : plus de 2 000 000 sites en mars.
  • Logiciels : Netscape Navigator 4.5 ; projet Mozilla.
  • Sites : Google.
  • Standards : XML 1.0 ; CSS level 2 ; DOM level 1, WAP level 1.
Copie d'écran de la page Google en 1998.
Copie d'écran de la page Google en 1998
1999
  • Étendue : plus de 4 000 000 de sites en janvier, plus de 7 400 000 en août.
  • Logiciels : Internet Explorer 5.0.
  • Standards : HTML 4.01 ; RFC 2616 (HTTP/1.1).
2000
  • Étendue : 11 161 854 sites en février, 19 823 296 en août selon Netcraft.
  • Standards : XHTML 1.0.
2001
  • Étendue : 27 585 719 sites en janvier, 30 775 624 en août.
  • Logiciels : Internet Explorer 6.
  • Sites : Wikipédia.
Copie d'écran de la page d'accueil de Wikipédia en 2001.
Copie d'écran de la page d'accueil de Wikipédia en 2001
2002
  • Étendue : 36 689 008 sites en janvier, 35 991 815 en août.
  • Logiciels : Mozilla 1.0.
2003
  • Étendue : 35 863 952 sites en février, 42 807 275 en août.
  • Logiciels : Safari.
2004
2005
  • Étendue : 59 100 880 sites en février, 70 392 567 en août
  • Logiciels : Mozilla Firefox 1.5.
2006
  • Étendue : 76 184 000 sites en février, 92 615 362 en août.
  • Logiciels : Internet Explorer 7, Mozilla Firefox 2.0.
2007
  • Étendue : 108 810 358 sites en février16, 127 961 479 en août17.
  • Logiciels : Safari sur Windows.
  • Standards : Le W3C décide de poursuivre le travail sur HTML5 commencé au WHATWG.
2008
  • Étendue : 158 209 426 sites en février18, 176 748 506 en août.
  • Logiciels : Mozilla Firefox 3.0 ; Google Chrome 0.2.
2009
  • Étendue : 216 000 000 sites en février.
  • Logiciels : Internet Explorer 8 ; Mozilla Firefox 3.5, qui inclut TraceMonkey, premier moteur d'exécution JavaScript avec compilation à la volée ; Safari 4 ; Opera 10.
2010
  • Logiciels : Mozilla Firefox 3.6 ; Google Chrome 4 ; Safari 5.
2011
  • Étendue : 284 842 077 sites en février21 312 693 296 sites en avril.
  • Logiciels : Google Chrome 9 (février), 10 (mars), 11 (avril), 12 (juin), 13 (août), 14 (septembre), 15 (octobre), 16 (décembre) ; Mozilla Firefox 4 (mars), 5 (fin juin), 6 (fin août) et 7 (fin septembre) ; Internet Explorer 9 ; Opera 11
2012
  • Logiciels : Mozilla Firefox 16 (octobre) ; Google Chrome 19 (mai) ; Safari 6.0 (juillet)
2013
2014
  • Étendue : 1 000 000 000 sites en septembre24.
  • Logiciels : Mozilla Firefox 29.

Évolution de l'usage

En créant le logiciel WorldWideWeb, Tim Berners-Lee a créé à la fois le premier navigateur web et le premier éditeur web, car il voulait faire du web un média collaboratif, dans lequel tous les acteurs consultent et créent l'information. Cependant, le web s'est immédiatement orienté en un média de diffusion d'information global plutôt que de collaboration.

Dans la première moitié des années 1990, le concept de site web à la racine d'un nom de domaine stable n'était pas établi, à commencer par la première page web dont l'adresse était http://nxoc01.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html. Les sites étaient souvent mis en place dans des départements techniques par des employés et des étudiants, et les URL changeaient au gré des changements de personnes et d'infrastructure. En outre, il n'existait pas de moteur de recherche efficace. Aussi de nombreuses pages étaient des listes de liens sur les pages préférées de l'auteur de la page. Cette propriété du web sera d'ailleurs exploitée plus tard par les créateurs de Google pour calculer la pertinence des pages, puis détournée par les fermes de liens. Mais bien avant cela, en janvier 1994, Yahoo! est créé et devient rapidement le plus grand annuaire web. Comme les créateurs de Yahoo! étaient des étudiants de l'université Stanford, L'URL originale était http://akebono.stanford.edu/yahoo, et ce n'est qu'en janvier 1995 que le domaine yahoo.com est créé.

Dans la seconde moitié des années 1990, le web devient populaire, et toutes les grandes entreprises, organisations, écoles, administrations, ouvrent un site web. Les moteurs de recherche deviennent efficaces, notamment avec l'apparition d'Altavista en décembre 1995, et pour finir Google en 1998. Dans cette phase de développement du média, un flot d'information top-down prédomine : un site web est fait pour diffuser les informations de son propriétaire. Les interactions s'arrêtent souvent à la recherche et au commerce en ligne. Bien sûr, le courrier électronique, la messagerie instantanée, et les forums de discussion existaient depuis plus longtemps que le web, mais ils fonctionnaient principalement avec des protocoles et logiciels spécifiques.

Web 2.0

Avec les années 2000 les notions de blog, de wiki (en 2001, lancement de la Wikipédia en anglais) et de réseautage social (Myspace en 2003, Facebook en 2004) deviennent populaires. Le contenu généré par les utilisateurs se répand (Wikipédia, YouTube en 2005, Twitter en 2006). La technologie Ajax (1998, théorisée en 2005) commence à être largement utilisée pour créer des applications complètes qui tiennent dans une seule page web (Google Maps en 2004). L'expression Web 2.0, largement popularisée au milieu des années 2000, désigne cette transition dans le flux de l'information et la manière d'utiliser le web. Le succès de l'expression Web 2.0 a conduit de nombreuses personnes à appeler Web 2.5, 3.0, 4.0, etc. leur vision du Web de l'avenir.

HTML5

En 2007 le W3C reprend la technologie HTML5 et projette de le normaliser à l'horizon 2014. Dès l'année 2012, la majorité des moteurs de rendu HTML permettent d'exploiter ce standard et en 2013, la majorité des Système de gestion de contenu (NDLR : comme par exemple Joomla, celui utilisé pour faire le site de Sorgin Informatique) utilisent une base HTML5. HTML5 apporte la possibilité d'utiliser des vidéos et de l'audio dans les pages sans dépendre d'un format propriétaire, avec les normes MPEG-4, WebM et Ogg Vorbis (NDLR : Ogg Vorbis est le format audio Vorbis encapsulé dans le contenant Ogg), d'utiliser davantage de graphiques vectoriels avec l'utilisation de la norme SVG, de faire de la visioconférence avec webRTC. Le développement de WebGL permet désormais d'utiliser des objets en trois dimensions dans les applications web avec une grande interopérabilité. Le format JSON permet d'échanger des données, en relations avec des bases ou des systèmes de fichiers, augmentant au passage les possibilités de référencement, et d'automatisation des taches entre les applications d'Internet.

Exemple de code HTML.
Exemple de code HTML (de cette image et du paragraphe ci-dessous avec son titre)

Web 3.0

L'expression Web 3.0 est utilisée en futurologie à court terme pour désigner l'internet qui suit le Web 2.0 et constitue l'étape à venir du développement du World Wide Web. Son contenu réel n'est pas défini de manière consensuelle, chacun l'utilisant pour désigner sa propre vision du futur d'internet.

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Architecture

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Exploration du web et web profond

L'exploration récursive du web à partir de ressources bien choisies est la méthode de base programmée dans les robots d'indexation des moteurs de recherche. En 2004, les moteurs de recherche indexent environ 4 milliards de ressources.

Le web profond, ou web invisible, est la partie du web qui n'est pas indexée et donc introuvable avec les moteurs de recherche généralistes. Une étude publiée en 2001 indiquait que la partie invisible du web représente plus de 99 % du web. Le web profond comprend notamment les ressources suivantes :

  • les ressources inaccessibles au public, donc aux robots, notamment les pages administratives ou payantes, protégées par un mot de passe ;
  • les ressources qui ne sont pas communiquées par des protocoles de communication pris en charge par les robots (souvent ils ne prennent en charge que HTTP et HTTPS) ;
  • les ressources dont le format de données n'est pas pris en charge par le robot ;
  • les ressources listées dans un fichier d'exclusion des robots ;
  • les ressources exclues par le robot car elles sont conçues pour abuser du référencement (spamdexing) ;
  • les ressources exclues par le robot car elles sont considérées comme trop peu pertinentes (par exemple si un site contient des millions de ressources qui ne sont liées par aucun autre site) ;
  • les ressources vers lesquelles les hyperliens sont créés dynamiquement en réponse aux interrogations des visiteurs.

Ces dernières ressources proviennent généralement de bases de données et constituent la partie la plus importante du web profond.

Serveurs publics

L'exploration récursive n'est pas le seul moyen utilisé pour indexer le web et mesurer sa taille. L'autre solution consiste à mesurer l'infrastructure informatique connectée à Internet pour héberger des sites web. Au lieu de suivre des hyperliens, cette méthode consiste à utiliser les noms de domaine enregistrés dans le Domain Name System et essayer de se connecter à tous les serveurs web potentiels. C'est notamment la méthode utilisée par la société Netcraft (voir le site), qui publie régulièrement les résultats de ses explorations, dont les mesures de popularité des serveurs HTTP. Cette mesure porte plus sur l'utilisation des technologies du web que sur le web lui-même. Elle permet notamment de trouver des sites publics qui ne sont pas liés au World Wide Web.

Intranets et webs privés

Un site web mis en ligne sur un intranet est privé, car le public ne peut pas accéder à un intranet.

En outre, si l'on met en ligne un site web sur Internet en omettant de créer des liens depuis au moins une page existante du World Wide Web, alors ce site constitue un web isolé. Il est virtuellement privé, car le public ne peut pas le découvrir en suivant des hyperliens.

Archivage

Le web change constamment : les ressources ne cessent d'être créées, modifiées et supprimées. Il existe quelques initiatives d'archives du web dont le but est de permettre de retrouver ce que contenait un site à une date donnée. Le projet Internet Archive (voir le site) est l'un d'eux.

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Conception

Universalité

Le web a été conçu pour être accessible avec les équipements informatiques les plus divers : station de travail, terminal informatique en mode texte, ordinateur personnel, téléphone portable, etc. Cette universalité d'accès dépend en premier lieu de l'universalité des protocoles Internet. En second lieu, elle dépend de la flexibilité de présentation des pages web, offerte par HTML. En outre, HTTP offre aux navigateurs la possibilité de négocier le type de chaque ressource. Enfin, CSS permet de proposer différentes présentations, sélectionnées pour leur adéquation avec l'équipement utilisé.

Le W3C (voir le site) a pour cela créé des normes dans le but de permettre l'indépendance des outils qui servent à créer du contenu avec ceux qui servent à le lire. On appelle cela l'interopérabilité.

L'accessibilité du web pour les individus handicapés est aussi l'objet d'attentions particulières comme la Web Accessibility Initiative (voir le site).

Décentralisation

Les technologies du web n'imposent pas d'organisation entre les pages web, ni à fortiori entre les sites web. Toute page du web peut contenir des hyperliens vers toute autre ressource accessible d'Internet. L'établissement d'un hyperlien ne requiert absolument aucune action du côté de la ressource pointée. Il n'y a pas de registre centralisé d'hyperliens, de pages ou de sites. Le seul registre utilisé est celui du DNS ; c'est une base de donnée distribuée qui répertorie les hôtes, permet de traduire en adresse IP le nom de domaine contenu dans certains hyperliens et qui est utilisée par tous les systèmes accédant à Internet.

Cette conception décentralisée devait favoriser, et a favorisé, une augmentation rapide de la taille du web. Elle a aussi favorisé l'essor de sites spécialisés dans les informations sur les autres sites : les annuaires et les moteurs de recherche. Sans ces sites, la recherche d'information dans le web serait extrêmement laborieuse. La démarche inverse, le portail web, tente de concentrer un maximum d'informations et de services dans un seul site.

Une faiblesse de la décentralisation est le manque de suivi lorsqu'une ressource est déplacée ou supprimée : les hyperliens qui la pointaient se retrouvent cassés. Et cela n'est visible qu'en suivant l'hyperlien, le résultat le plus courant étant le message d'erreur 404.

Technologies

Pré-existantes

Le web repose sur les technologies d'Internet, notamment TCP/IP pour assurer le transfert des données, DNS pour convertir les noms d'hôte en adresses IP et MIME pour indiquer le type des données. Les standards de codage de caractères et les formats d'image numérique GIF et JPEG ont été développés indépendamment.

Spécifiques

Trois technologies ont dû être développées pour le World Wide Web :

  • les URL pour pouvoir identifier toute ressource dans un hyperlien ;
  • le langage HTML pour écrire des pages web contenant des hyperliens ;
  • le protocole de communication HTTP utilisé entre les navigateurs et les serveurs web, qui permet d'indiquer le type MIME des ressources transférées.

Ces premières technologies ont été normalisées comme les autres technologies d'Internet [ ... ].

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Le World Wide Web Consortium (W3C) a été fondé en 1994 pour développer et promouvoir les nouveaux standards du web. Son rôle est notamment de veiller à l'universalité des nouvelles technologies. Des technologies ont également été développées par des entreprises privées.

Actuelles

Les principaux standards actuels sont :

  • XML 1.0 développé pour donner aux langages de balises, dont HTML, une syntaxe plus simple que SGML ;
  • HTML 4.01 fondé sur SGML, et XHTML 1.0 fondés sur XML ;
  • le RFC 2396 (Uniform Resource Identifiers), qui recouvre les URL ;
  • le RFC 2616 (HTTP/1.1) ;
  • les feuilles de styles en cascade CSS level 1 et level 2 ;
  • les modèles de document DOM level 1 et level 2 ;
  • le langage de script JavaScript pour manipuler les documents ;
  • les formats d'image numérique jpg, JPEG et GIF.

Technologies serveur

Outre les protocoles de communication et formats de données échangés sur le Web, plusieurs techniques propres au Web sont mises en œuvre pour faire fonctionner les serveurs HTTP (ou serveurs web). Comme ces techniques ne concernent pas les logiciels client du Web, elles ne sont pas standardisée par le World Wide Web Consortium.

Serveur HTTP

Le serveur HTTP est chargé d'assurer la communication entre le poste client et les ressources des sites. Il doit être capable d'aiguiller, sur le serveur, en fonction de la requête HTTP, reçue de la part du client, vers les bonnes ressources. [ ... ] Le premier serveur HTTP fut CERN httpd et est rapidement tombé en désuétude. [ ... ]

Bases de données

Les bases de données sont également une partie importante de la génération des sites à contenu dynamique.

Les principaux types de base de données sont :

  • De type SQL : MySQL est la plus populaire, suivie de Microsoft SQL Server, PostgreSQL, SQLite, Berkeley DB et Oracle.
  • De type NoSQL : MongoDB est la plus utilisée, mais on peut également citer CouchDB, Amazon SimpleDB ou BigTable utilisé par Google.
Source

Photo de la bannière : collection des Archives nationales du Royaume-Uni. Cette image est dans le domaine public. Ordinateur Colossus Mark II. Il fut le premier calculateur électronique fondé sur le système binaire, construit en 1943 (source Wikipédia).

Logo du WWW : la version PNG est de Hell Pé. Le logo est dans le domaine public

Le premier serveur web, un NeXT Cube : ordinateur qui à servit à Tim Berners-Lee de créer le premier serveur web. Il est exposé au Microcosm, le musée du CERN (où Berners-Lee a travaillé en 1991 quand il a inventé le Web). Photo de Coolcaesar. Cette photo est sous licence CC BY-SA 3.0

Copie d'écran du navigateur WorldWideWeb : copie d'écran de Tim Berners-Lee du CERN. Cette œuvre a été placée dans le domaine public par son auteur, le CERN.